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Relire ses articles un an après : ce qu'on trouve

Un article publié n'est pas terminé, il est simplement en ligne. Une relecture un an après attrape des choses qu'aucune relecture immédiate ne pouvait voir, à commencer par ce que le texte promettait et n'a pas tenu.

Publié le La rédaction de LiveArticle

Une pile de revues techniques posées sur un rebord de fenêtre, la première ouverte à mi-hauteur avec des annotations au crayon dans les marges, lumière du matin
Une pile de revues techniques posées sur un rebord de fenêtre, la première ouverte à mi-hauteur avec des annotations au crayon dans les marges, lumière du matin.

Ce qui vieillit, et ce qui ne vieillit pas

Les principes ne vieillissent presque pas. Ce qui vieillit, ce sont les détails accrochés à un outil, à une interface, à un nom de produit ou à une pratique du moment. Un article de méthode reste valable des années ; le paragraphe qui décrit un menu de logiciel devient faux en six mois.

La relecture consiste donc d'abord à repérer ces points d'ancrage périssables. Ils sont peu nombreux dans un texte bien construit, et ils se corrigent en dix minutes. Quand ils sont nombreux, c'est le signe que l'article décrivait une procédure au lieu d'expliquer un mécanisme.

Les trois corrections les plus fréquentes

La première est le lien mort, interne ou externe. Une page renommée sans redirection, un site tiers qui a disparu : le lecteur tombe sur une erreur et le texte perd sa crédibilité en une seconde.

La deuxième est la promesse non tenue. Le chapô annonce une méthode en cinq points, l'article en développe trois. Personne ne l'avait vu à la publication, tout le monde le voit un an plus tard.

La troisième est le lien manquant vers un article publié depuis. Le texte ancien parle d'un sujet que le site traite maintenant en détail, et rien ne relie les deux. C'est le meilleur rendement d'une relecture, et cela rejoint la méthode décrite dans notre article sur le maillage interne.

Dater la mise à jour honnêtement

Une date de mise à jour affichée sans modification réelle est un mensonge de faible ampleur, mais un mensonge quand même, et il se répète à chaque passage. La règle que nous appliquons : la date bouge quand le texte bouge, jamais autrement.

Quand la mise à jour est substantielle, il est utile d'écrire en fin d'article ce qui a changé et quand. Le lecteur comprend qu'il lit une version révisée, et le site documente son propre travail. Notre politique éditoriale décrit précisément cette pratique.

Quel rythme de relecture

Relire tout le site chaque année est irréaliste dès la trentième page. La méthode praticable consiste à relire chaque mois les deux ou trois articles les plus consultés, plus ceux qui viennent d'atteindre leur premier anniversaire.

Le repérage des articles les plus consultés se fait dans les rapports de performance, comme expliqué dans outils et technique. Ce sont eux qui méritent l'attention : un article que personne ne lit ne devient pas utile parce qu'on le corrige.

Ce que la relecture apprend sur la suite

La relecture est aussi une source de sujets. Chaque paragraphe qu'on aurait voulu développer, chaque question laissée en suspens, chaque « nous y reviendrons » jamais suivi d'effet devient une entrée dans la réserve de sujets.

C'est la façon la plus économique de nourrir un contenu et rédaction : le site se raconte à lui même ce qui lui manque, à condition qu'on prenne le temps de le relire.

Écrit par la rédaction de Live · Rubrique Le carnet · Une erreur, une précision ? Écrire à la rédaction.

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